La confiance en soi de l'écrivain

Publié par Antoine Bargel le 30 août 2022

La confiance en soi est une variable essentielle du travail d’écrivain, comportant un risque d’excès aussi bien en positif qu’en négatif ! En particulier, si vous avez déjà essayé d’écrire un roman ou un projet long demandant plusieurs mois voire plusieurs années d’effort, ou simplement songé à le faire, la question de la confiance en soi s’est certainement présentée à vous. Ayant pour ma part probablement commis toutes les erreurs possibles en cette matière (et ce n’est pas la dernière fois que j’invoque cette source de compétence !), je pense être en mesure de vous offrir un aperçu des pièges les plus courants et des écueils à éviter. Après les avoir passés en revue, je vous exposerai ma solution personnelle, dans l’espoir qu’elle puisse vous être utile également.

L’excès de confiance en soi : un écueil relativement rare

Nous avons tous à l’esprit des images d’écrivain ou d’artiste certain de son génie, non moins convaincu de l’infériorité du talent des autres, et se comportant comme un Victor Hugo en rut dans une émission du soir de Canal Plus. C’est peut-être un cliché sans réalité intrinsèque ; peut-être certains se livrent-ils effectivement à un tel spectacle (je l’ignore car je n’ai pas la télé). Quoi qu’il en soit, hormis le risque d’importuner votre entourage, la manière dont vous projetez socialement votre personnage d’écrivain n’a que peu d’incidence sur ce que vous ressentez vraiment lorsqu’il s’agit d’écrire.

Là, il est bien rare de se sentir sincèrement planer au plus près des étoiles, n’ayant qu’à déplacer la plume ou la touche du clavier pour que coulent de source divine des phrases d’une perfection sans tache. Et autant le dire tout de suite : qui que vous soyez, ce serait une erreur ou du moins, une illusion transitoire. Certes, l’inspiration existe, mais elle ne produit pas les mêmes résultats la première ou la millième fois qu’elle vous rend visite ; ce qui se passe entre-temps relève sans doute en partie du domaine de l’inconscient, mais sur le papier l’on tend à constater une amélioration qualitative qui montre bien qu’un travail a eu lieu, une progression qui reste toujours possible. Et puis, si vous écrivez, vous avez beaucoup lu : vous avez nécessairement des préférences et des goûts, voire des idées et des ambitions. À la relecture, voilà qu’à l’inspiration vient répondre la critique, et la difficulté ne sera pas de trouver à réécrire, mais de savoir où s’arrêter. Vous n’êtes pas tiré d’affaire, mais au moins vous ne risquez plus de pécher par excès de confiance !

Je me dois de noter ici un phénomène courant : l’ivresse du débutant. Certes, il y a quelque chose de magique dans la création artistique, un frisson divin qui fait écho au sentiment qu’on a connu en lisant (ou en jouissant d’une autre sorte d’art) sauf que cette fois, c’est de nous qu’il provient. Il n’est pas malvenu d’y prendre du plaisir et de cultiver cette activité particulière qui nous y livre accès, cependant, il faut savoir que ce n’est pas un phénomène inusité. Chacun, lorsqu’il trouve l’instrument ou la forme qui lui convient, est susceptible de produire une étincelle ; cela est dû peut-être au fait que ce qui brille ainsi relève du plus profond et du plus partagé de l’expérience humaine. Mais être capable d’art ne fait pas de vous automatiquement un grand artiste, ni même un bon. C’est simplement le tout premier pas d’un long parcours, étape essentielle mais largement insuffisante, et il vaut mieux le savoir avant de sortir nu dans la rue en s’attendant à recevoir un tonnerre d’applaudissements ou, pire, de se montrer agressif si ce n’est pas le cas.

Le manque de confiance en soi : bienvenue au club des écrivains

Reconnaissons-le : il est bien plus facile de se torturer indéfiniment, d’abuser de l’alcool et de la corrida, de se couper une oreille ou de tomber d’un pont que d’écrire un roman. Manquer de confiance en soi ne sera donc pas une condition suffisante pour devenir écrivain, malheureusement (pour jouer quelque temps le personnage, pourquoi pas, mais aussi ça ne coûte pas cher) ; en revanche, l’inverse est pratiquement vrai que tout individu sincère, ayant bien attisé sa petite étincelle, construit un beau bûcher, étayé des remblais solides et mis le feu à sa propre effigie, en contemplant son ouvrage se demandera si de loin, parmi les étoiles, sa fragile lueur saura se distinguer. Et pour peu qu’il ait de l’imagination, anticipant un peu, cette question le hantera tout au long de son labeur et lui présentera, à chaque étape et chaque instant de réflexion, la tentation d’arrêter.

Une mention spéciale est due ici aux professeurs de français et de littérature qui, eux, ont la sagesse et le privilège de ne jamais commencer, car « comment pourrais-je oser me comparer à tous ces grands maîtres dont — et là je me démarque malgré tout — je connais si bien les œuvres ? » Généreux autant que philosophes, ils ont, disant cela, la grâce d’étendre implicitement (ou pas) leur propos à leur interlocuteur qui, au cas où il se proposerait d’écrire, serait déjà coupable d’une outrecuidance inconsidérée à l’égard desdits maîtres dont — et c’est là circonstance aggravante — il connaît sans doute moins bien les œuvres que le professeur, n’est-ce pas ? Allez, quant à moi, je leur pardonne, mais quelque part ils ont raison : s’il ne s’agissait que de s’inscrire dans un palimpseste savant, il faudrait de la connaissance des œuvres être le roi pour ensuite, par un procédé possédé seulement des initiés, pénétrer le secret de leur création. Heureusement, la littérature comme tous les arts naît d’abord de la vie, et ne laisse aux docteurs que l’autopsie de cadavres plus ou moins frais.

Malgré tout, soyons francs : douter de soi, douter de son talent, douter que ce que l’on écrit mérite de l’avoir été, mérite d’être conservé et non brûlé, déchiré ou mis à la corbeille, mérite d’être retravaillé car l’on pense pouvoir parvenir à quelque chose, douter de savoir concevoir un tel quelque chose qui ne soit pas qu’une obsession personnelle, mais ait une valeur pour autrui, douter de sa capacité à réaliser une œuvre qui atteigne cette ambition, douter d’y parvenir de son vivant, car c’est long, c’est très long et on ne peut pas faire que ça de ses journées, douter d’y parvenir une fois mort car ce n’est guère pratique, douter enfin de l’objet de son doute et préférer se masturber physiquement que mentalement (comme disait mon papa), c’est-à-dire encore une fois ne pas écrire : c’est à peu de chose près le pain quotidien de l’écrivain. À l’occasion, j’imagine l’éventualité d’atteindre l’équanimité suprême et ne plus être sensible à tous ces doutes ; mais alors il me semble que je n’aurais plus besoin d’écrire.

La confiance en soi face à autrui : attention au miroir !

S’il est inévitable de se confronter à ces questionnements, dès lors qu’on pose le pied dans un domaine aussi vaste et aux multiples horizons, ma foi, à l’échelle individuelle, la réponse est dans l’écriture et tant qu’on arrive à produire quelque chose et à le supporter, on pourrait s’estimer satisfait. Mais qu’on le veuille ou non, l’écriture comme tous les arts relève du spectacle, c’est une activité que l’on pratique en égard à autrui (même si cet autrui est absent, imaginaire ou pas encore né), et si l’on se fait parfois l’impression d’un acteur qui jouerait seul dans un désert, du moins cet acteur imagine-t-il un public et, peut-être, ce public sera-t-il là avant que l’effet de son jeu ne se dissolve. Et voici venu le moment où, ayant bien travaillé tout l’été, on resserre tous nos doutes en cette unique et périlleuse question : « alors, qu’est-ce que tu en penses ? ».

Combien de vocations n’ont-elles pas été détruites par les mots maladroits d’un parent, d’un professeur, d’un ami ? Combien d’espoirs déçus, de compliments insuffisants, de critiques mal reçues, de jugements péremptoires ? Le problème de l’écrivain, c’est qu’autrui n’est jamais qu’un seul autre, en réalité, tandis que nous l’imaginions multiple, sensible et versatile, aussi sincère que nous entendons l’être en écrivant, accueillant notre création avec une joie égale à la nôtre, et bienveillant et vaste d’esprit. Le retour que nous sollicitons ne nous satisfera jamais ; seul celui qu’on nous offre, parfois, spontanément, nous donnant l’illusion qu’il s’agit du reflet d’un soleil brûlant partout mais invisible à nous seuls, apaise un instant l’angoisse permanente du performeur isolé.

Un problème concret qui se pose, c’est que nous prions notre parent, notre professeur, notre ami, de nous fournir son opinion personnelle et sans filtre sur ce que nous avons écrit. Or presque personne n’aborde ses lectures et autres œuvres d’art sans l’intercession de sélections et d’interprétations sociales qui valident d’abord culturellement l’objet, avant de permettre à chacun de former un avis subjectif. Si vous vous présentez, écrivain débutant, avec simplement un texte à la main, vous ne demandez pas en fait à votre interlocuteur son jugement individuel, mais plutôt de vous procurer une validation sociale qui n’est pas de son ressort, puisque celle-ci relève de vastes institutions ; et vous lui tendez quelque chose qu’il ne saurait reconnaître : un texte brut, sans intermédiaire, sans recommandation, sans imprimatur1. En toute probabilité (sauf si vous venez d’un milieu rare, ce qui explique par ailleurs que celui-ci se reproduise aussi efficacement), vos proches ne se considèrent pas compétents pour valider socialement une œuvre d’art, ils n’ont pas de statut leur permettant de le faire, et ce d’autant moins que leur relation avec vous obère un peu plus leur légitimité en la matière (une fois que vous avez passé l’âge où tout enfant est peintre de talent pour les amis de ses parents). Il faut donc escompter de leur part une certaine perplexité, un sentiment d’impuissance qui peut se traduire par un rejet, parfois par une franche irritation chez ceux qui n’aiment pas qu’on leur expose les limites de leur capital culturel ; en tout cas, il est utile de reconnaître que votre attente à leur égard est démesurée.

La confiance en soi face aux éditeurs : le poker menteur menteur

Vous allez donc, si vous n’êtes pas encore découragés, rechercher la validation du milieu professionnel qui se charge de ce genre d’affaires, à premier titre les éditeurs, puisque c’est le fait d’être édité qui rend un auteur légitime. Or, là aussi, c’est une erreur : le job des éditeurs, c’est l’exploitation des œuvres, de la mise en page à la mise en scène, c’est de travailler à tous les facteurs qui font qu’un livre se vend bien et récolte les récompenses. Même s’ils ne vous le diront pas, car il est rare qu’un être humain dissipe volontairement l’illusion qui lui confère du pouvoir, leur rôle n’est pas de considérer l’ensemble de la production écrite du pays, de l’analyser dans son intégralité afin de porter un jugement précis et juste sur sa qualité, pour enfin sélectionner les textes qui méritent d’être enseignés à l’école du siècle prochain. S’il y a un élément de prospection dans le travail de l’éditeur, c’est (pour des raisons concrètes de temps et de faisabilité) d’identifier parmi ceux qui ont déjà une forme de légitimité et de visibilité des auteurs dont ils pensent pouvoir développer la stature. Pour le reste, on vous laisse généreusement envoyer vos manuscrits par la Poste, on les conserve quelques semaines sous la garde nerveuse d’un stagiaire dont l’éventuel avis n’aurait que peu de valeur à nos yeux, puis on vous adresse un courrier poli dont on espère qu’il permettra de ne pas vous perdre comme client (car ceux qui écrivent des manuscrits sont, potentiellement, ceux qui achètent aussi des livres). D’après ce que j’en ai vu, personne n’en est vraiment heureux, mais personne ne sait comment faire d’autre (refuser les manuscrits, c’est déplaisant ; tous les lire, c’est impossible)2.

Vous êtes ainsi dans une situation familière : celle du jeune diplômé qui recherche un premier emploi et à qui l’on demande pour cela d’avoir déjà une première expérience. Aporie qui exprime en fait l’incapacité à valider en une seule fois la position sociale convoitée par le candidat, ainsi que l’angoisse qui entoure le moment de l’adoubement (car si l’évaluateur se trompe, c’est sa propre position au sein du groupe qui perd en valeur). Personne ne peut introniser tout seul un nouveau membre d’une confrérie et c’est un ensemble de facteurs, dans la durée, qui permettront aux individus d’avoir suffisamment confiance pour vous donner le job (ou le contrat d’édition). Pendant longtemps, vous ne serez écrivain pour personne ; et puis un jour, vous le serez depuis longtemps pour (presque) tout le monde ; et vous n’aurez aucune idée de ce qui ce sera passé ni quand.

Entre-temps, si votre soif de reconnaissance vous incite à lutter, vous pouvez participer à un grand marchandage de monnaie symbolique entre intermédiaires, qui a lieu un peu partout où des objets culturels sont produits ou consommés. Il vous faudra pour cela acquérir un petit capital (a priori, autrement que par l’écriture : devenez donc journaliste, éditeur, professeur, bibliothécaire, organisateur de festival, fonctionnaire dans un service pertinent, revuiste, traducteur littéraire, libraire, blogueur, mécène ou groupie), soit une position vous permettant, même de manière marginale, de produire de la légitimité culturelle, mais principalement pour autrui, puis vous efforcer par des échanges de natures diverses (il faut savoir boire, copuler, flatter, humilier) de négocier un renvoi d’ascenseur et de construire ainsi (très) progressivement votre petit domaine au royaume des aveugles. Ah, et puis n’oubliez pas d’écrire, pendant ce temps !

La confiance en soi se trouve en soi, pas chez les autres

Revenons donc, au moment de conclure, à cette situation qui nous intéresse : une personne qui écrit ou envisage de le faire, seule face à elle-même et à ses attentes. Enfin, un moment de calme, dans une pièce à la porte fermée, avec des feuilles de papier et un stylo, un ordinateur. Il est temps de faire ce à quoi l’on a tant pensé. Soudain, tous les doutes du monde nous assaillent, toutes les remarques dénigrantes reçues ou craintes ressurgissent, tous les porteurs d’autorité qu’on a croisés dans notre vie réapparaissent autour de nous. On trouvera alors mille raisons de ne pas écrire, mille autres tâches à accomplir sans attendre, des exigences plus concrètes, incontournables, qui permettront au moins, espère-t-on, de se donner à soi-même une bonne excuse, plus tard, pour n’avoir pu écrire.

Comment avoir confiance en soi ? Comment peut-on avoir confiance en soi ?

Il faut décider par soi-même. Si l’on voulait « être écrivain » pour la reconnaissance sociale ou l’adulation qu’on imagine, par orgueil ou par défaut d’autres réussites (car si l’on ne peut se croire ministre tout seul dans sa chambre, on peut toujours se croire écrivain !), alors l’attente envers autrui sera la plus forte : on ne saura pas, tout seul, écrire, ou bien ce sera sous la torture d’une expectation croissante, étirée jusqu’à la limite de nos forces et dans la plupart des cas, si nos forces nous portent jusqu’à l’achèvement d’un livre, déçue, car la souffrance n’est pas la mesure du génie, et on n’aura jamais fait qu’un premier livre, pas toujours le meilleur, sans doute moins bon que le quatrième, et dans des conditions de tension psychologique qui ne sont pas nécessairement les plus propices à la créativité.

En revanche, si l’on veut écrire parce qu’on aime ça, parce qu’on aime lire et qu’on a parfois envie d’écrire quelque chose, sans rugir immédiatement d’ambition et de terreur mêlées, mais en y prenant plaisir, en ayant envie de s’améliorer, de réessayer, en ayant l’impression de comprendre progressivement de mieux en mieux ce qu’on fait, et si l’on n’a pas besoin de courir aussitôt chercher la validation ou la louange d’autrui, alors on peut, sans y risquer sa vie, commencer à s’identifier à cette activité qui nous occupe, ce qui un jour signifiera peut-être « être écrivain », soit au sens professionnel, soit au sens où l’on dit de quelqu’un qu’il est musicien, parce que la pratique de la musique tient une place importante dans son quotidien ; mais on se préoccupera moins de l’étiquette que du contenu spécifique des travaux et projets du moment. Personne ne pourra vous dire si ce que vous écrivez est valable ; beaucoup de gens voudront sans doute le faire, et au début principalement pour vous rabaisser, s’ils ont de l’autorité, ou vous encourager, s’ils vous aiment bien et que ça ne leur coûte rien, mais en réalité personne ne peut répondre à la question que vous vous posez quand vous regardez votre texte : est-ce que c’est bien ? Est-ce que c’est vraiment de la littérature ou des divagations sans queue ni tête ? Si ce n’est pas génial, alors c’est certainement de la merde !

La réponse est très simple : si vous avez voulu faire un poème, alors c’est un poème. Pouvez-vous en faire un meilleur poème en le retravaillant ? Dans ce cas, par pitié, faites-le ! Est-ce que ce sera un grand poème, de ceux qui marquent les siècles ? Vous ne le saurez jamais3. Est-ce que vous avez envie d’en écrire un autre ? Quand vous en aurez un nombre conséquent, vous pourrez certainement identifier, à d’apparentes ressemblances, ce qu’est un poème pour vous. Par intérêt, comparez cela avec ce qu’est un poème pour d’autres écrivains, si vous voulez. Voyez ce qu’autrui peut vous apprendre. Mais ne laissez personne vous dire que votre poème n’en est pas un !

Voilà le genre de confiance en soi que je recommanderais, après avoir essayé tous les autres et leur contraire : celui qui permet de se sentir légitime à pratiquer une activité artistique (ce qui est le cas de tout le monde à condition d’être honnête et de ne pas faire semblant, mais de tenter de bonne foi de comprendre) et qui incite, plutôt qu’à se faire mousser dans les salons ou à pleurer dans un verre de whisky son incapacité à le faire, à travailler davantage. Si l’on y trouve du plaisir et du sens, il n’y a pas en réalité d’autre récompense, et si l’on y trouve du plaisir et du sens, a-t-on besoin d’autre motivation ? A-t-on besoin d’une autorisation ?


1. À l’origine, approbation délivrée par l’Église Catholique aux livres à caractère religieux, exprimant non un accord avec les opinions qu’il contenait, mais l’absence d’erreur morale ou doctrinale dans ses pages. Cela devait normalement permettre à l’auteur de ne pas se faire brûler vif.

2. Et puis là aussi, tous les éditeurs n’ont pas le talent de lire des textes bruts et de savoir reconnaître la qualité littéraire (ils ne vous le diront pas non plus !), car il y a beaucoup d’autres compétences qui font un bon éditeur, et celle-là n’est pas indispensable (même si elle peut bien entendu s’avérer utile). Pour être honnête, je ne sais pas trop dans quelle proportion le groupe de ceux qui savent lire et le groupe de ceux qui portent des jugements légitimants s’intersectent.

3. Et ça ne vous aiderait pas : si non, combien de temps continuerez-vous à essayer ? Si oui, comment en écrirez-vous d’autres, et supporterez leur infériorité ou, option optimiste, combien de grands poèmes marquant les siècles pensez-vous pouvoir produire ? (Regardez, même Victor Hugo, ça s’amincit à la longue.) Et que ferez-vous après ?


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